Discographie

Romain Descharmes (piano)
Malmö Opera OrchestraMichael Halasz (direction)

© 2024 Naxos

Gabriel Fauré : Ballade op. 19
Francis Poulenc : Concerto pour piano et orchestre FP 146
Gabriel Fauré : Fantaisie op. 111
Francis Poulenc : Aubade FP 51

Les contrastes sont féconds dans les œuvres pour piano et orchestre de ces deux compositeurs français. La Ballade en fa dièse majeur de Gabriel Fauré est gracieuse et sereine mais se termine sur une touche lisztienne, tandis que sa Fantaisie négligée, bien que modestement orchestrée, est distinctive et pleine de caractère. Francis Poulenc, lui-même pianiste doué, a écrit son Concerto pour piano pour le Boston Symphony lors de sa deuxième tournée américaine en 1949, plein de mélodies séduisantes et de couleurs orchestrales séduisantes. Le ballet Aubade a été composé pour piano et 18 instruments sur un scénario de Poulenc lui-même. Il préfigure le concerto tout en révélant une influence stravinskienne.

Romain Descharmes (piano)
Malmö Symphony Orchestra – Marc Soustrot (direction)

© 2017 Naxos

Camille Saint-Saëns : Concerto n°1 op. 17
Camille Saint-Saëns : Concerto n°2 op. 22
Camille Saint-Saëns : Allegro appassionato op. 70

L’attrait de la musique de Saint-Saëns a assuré son immortalité dans le canon des compositeurs romantiques français. S’étalant sur près de quatre décennies, ses cinq concertos pour piano varient considérablement en termes de caractère, mais offrent certaines de ses créations les plus passionnantes, quoique peu orthodoxes, et représentent une phase d’évolution importante dans le concerto pour piano français. Le Concerto pour piano nᵒ 1 en ré majeur, largement considéré comme le premier par un grand compositeur français, est une pièce jeune et exubérante, et le virtuose Concerto pour piano n° 2 en sol mineur est l’une des œuvres les plus populaires et les plus fréquemment jouées de Saint-Saëns.

C’est avec une élégance dénuée de maniérisme autant que de sécheresse que Romain Descharmes joue les deux premiers concertos. L’élégance de Romain Descharmes n’est pas vaine, car il impose une vision différente de celle de « référence ». Il s’en éloigne par une sonorité ronde et moelleuse. Il nuance son piano de coloris moirés et tendres, et sort les griffes quand il le faut.

Du concerto nᵒ 1, il délivre une interprétation qui réussit à faire passer la pilule d’un bavardage parfois excessif. Chapeau !

Alain Lompech, Diapason 2017


Ces deux disques uniques complètent les enregistrements par cet excellent pianiste [Descharmes] des œuvres complètes pour piano et orchestre de Saint-Saëns. Le résultat étant un ensemble de disques d’une cohérence et d’une musicalité admirables. Cet ensemble d’interprétations est d’un niveau élevé. Descharmes donne un splendide récit de cette œuvre merveilleuse, comme il le fait du dernier Cinquième Concerto. Ces performances seraient en effet difficiles à égaler, et encore moins à battre.

Opinion Musicale, 2018


Placez l’œuvre entre les mains bienveillantes du jeune Romain Descharmes, plusieurs fois primé, et elle sera façonnée avec tant d’affection qu’elle évitera le néant mousseux qui a si souvent été fait passer dans les interprétations enregistrées pour être le style du compositeur.Il possède une clarté totale au clavier et crée de la profondeur dans la texture orchestrale. Il s’agit du premier disque d’un enregistrement complet des concertos pour piano de Saint-Saëns, le délicieux Allegro appassionato étant ici ajouté en rappel. Mon meilleur disque du mois.

Le coin des critiques de David, 2017


Ces performances démontrent une sensibilité résolument « française ». Romain Descharmes savoure le charme et l’éclat de la musique sans pour autant tomber dans une sentimentalité excessive. Le Premier Concerto, avec son étonnant câblage pour cors, a une fraîcheur légère et complètement désarmante. Il est joué avec une franchise joyeuse et une absence totale d’affectation.Descharmes traite la pièce avec un goût presque épicurien, nulle part plus que dans ce récit impertinent et plein d’esprit. Ce n’est pas la virtuosité qui manque, mais aussi le temps de savourer les nombreux délices harmoniques de la musique.

ClassicsToday.com, 2017

Romain Descharmes (piano)
Malmö Symphony Orchestra – Marc Soustrot (direction)

© 2017 Naxos

Camille Saint-Saëns: Concerto n°3 op. 29
Camille Saint-Saëns: Rhapsodie d’Auvergne op. 73
Camille Saint-Saëns: Africa op. 89
Camille Saint-Saëns: Wedding Cake op. 76

Le Troisième Concerto pour piano a été considéré comme la « Cendrillon » parmi les cinq œuvres de Camille Saint-Saëns dans ce genre, mais il doit sa relative négligence à une approche aventureuse de l’harmonie qui a provoqué l’inquiétude du public lors de sa création. Assez audacieuse dans le premier mouvement, la recherche de tonalité dans le second fut une expérience si extrême qu’elle provoqua un trouble dans le public lors de la première. Saint-Saëns compose également pour piano et orchestre dans des formes plus rhapsodiques, explorant des airs et rythmes folkloriques d’Afrique, et révélant son côté ludique dans la charmante valse du gâteau de mariage.

Descharmes est merveilleux. Il capture à la perfection les meringues aériennes et les garnitures sucrées des confiseries de Saint-Saëns, et il éblouit par sa technique brillante, sa légèreté au toucher et sa finesse tonale. Descharmes se révèle être plus qu’un digne prétendant dans ces œuvres. Ses réponses aux passages rapides et ludiques de Saint-Saëns et aux larges mélodies ressemblant à un choral semblent naturelles et invariablement justes.

Fanfare, 2017


Le troisième concerto de Saint-Saëns, le moins enregistré des cinq, a certainement une allure imposante qui le distingue de ses prédécesseurs. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi ce concerto est moins populaire que les autres, mais cette interprétation engagée et fortement caractérisée devrait lui gagner de nouveaux amis. Même si je connais bien la pièce, rien ne m’a préparé à la superbe maîtrise par Descharmes des syncopes distinctives de l’œuvre. Et comme si cela ne suffisait pas, il envoie la valse du
« Wedding Cake » avec un vrai charme gaulois.

MusicWeb International, 2017

Romain Descharmes (piano)
Malmö Symphony Orchestra – Marc Soustrot (direction)

© 2017 Naxos

Camille Saint-Saëns : Concerto n°4 op. 29
Camille Saint-Saëns: Concerto n°5 op. 103

Le génie créatif mature de Saint-Saëns transparaît à travers ces deux derniers concertos pour piano, revenant sur une glorieuse ascendance musicale tout en ouvrant la porte à de nouveaux mondes. Le Quatrième Concerto pour piano préfigure à la fois sa grande Symphonie pour orgue et les concertos de Rachmaninov, révélant Saint-Saëns sous sa forme la plus inspirée et la plus innovante. La Cinquième a été composée dans la ville-temple égyptienne de Louxor et présente une riche tapisserie d’influences culturelles exotiques issues de la musique javanaise, espagnole et du Moyen-Orient, ainsi que des représentations de grillons du Nil gazouillants et de grenouilles coassantes, ainsi que la représentation du compositeur de « la joie » d’une traversée maritime ».

Orchestre National de Lille– Joseph Swensen (direction)
Romain Descharmes(piano)

Collection «Portraits» © 2016 Bru Zane Label

Marie Jaëll: Concerto n°1

Marie Jaëll est sans doute l’expression la plus aboutie de la musicienne du XIXe siècle. Malgré ses origines provinciales et les fortes contraintes sociales imposées aux artistes de son sexe, elle sut se faire admettre comme virtuose, compositrice et pédagogue. Le soutien de son mari – le pianiste autrichien Alfred Jaëll – fut pour beaucoup dans le succès de ses premières œuvres pour le piano, mais c’est seule, armée de son talent et de sa persévérance, qu’elle affronta dans la seconde partie de sa vie le tumulte parisien dont elle fut l’une des figures singulières. Alors que sa méthode d’apprentissage est aujourd’hui encore enseignée dans différents pays, on commence à peine à s’intéresser à sa musique, conservée en grande partie à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg. Ce livre-disque révèle ainsi des ouvrages symphoniques ambitieux et tout un pan de sa musique pour piano.

Romain Descharmes(piano)

© 2015 Artalinna

Gabriel Fauré (1845-1924)
Nocturne No. 4 en mi bémol majeur, Op. 36 (2 versions différentes)
Barcarolle No. 5 en fa dièse mineur, Op. 66
Nocturne No. 7 en ut dièse mineur, Op. 74
Barcarolle No. 9 en la mineur, Op. 101
Nocturne No. 8 en ré bémol majeur, Op. 84 No. 8
Nocturne No. 11 en fa dièse mineur, Op. 104 No. 1
Nocturne No. 13 en si mineur, Op. 119

Alexandre Scriabine (1872-1915)
Poème fantasque, Op. 45 No. 2
Poème satanique, Op. 36
Sonate pour piano No. 9, Op. 68
Poème languide, Op. 52 No. 3
Poèmes, Op. 71
Vers la flamme, Op. 72

Le pianiste Romain Descharmes s’immerge dans des mondes sonores d’une rare complexité. Alternant Fauré et Scriabine, au travers d’emblématiques Nocturnes du Français tel que le tragique et violent Treizième, et d’électrisantes pages de Scriabine, comme Vers la flamme ou la Neuvième Sonate, le musicien français nous convie à un voyage envoûtant, d’une surprenante force expressive. En route « Vers l’Extase » !

« Un disque merveilleux » (Rodolphe Bruneau-Boulmier, France Musique, « En Pistes! », du 10 mars 2015)

« Un programme élaboré de manière sophistiquée » (…) Beauté des timbres, splendides nuances pianissimo : le Nocturne No. 4 du compositeur français entame l’aventure sous les meilleurs auspices. Descharmes privilégie des teintes sombres, des tempos retenus. La No. 9 en devient lugubre, une véritable « Ile des Morts » fauréenne. Quelle intensité dans le Nocturne No. 7, quel désespoir dans le No. 11 ! (…) L’artiste français adopte un tempo extrêmement lent dans Vers la flamme, au risque du surplace. Comme dans la sonate, tout jaillit soudainement, en des trémolos étonnamment incarnés. (…) De même qu’il y a des films noirs, voilà un enregistrement noir, qui n’usurperait pas le sous-titre de « Détours » ou « Feux croisés ». Certains opteront pour l’« Impasse tragique ». Et l’auditeur attentif sera sensible au fini sonore remarquable de ces interprétations qui se méritent. »
(Bertrand Boissard, Diapason, Juillet-Août 2015)

Romain Descharmes(piano)

© 2009 audite

Maurice Ravel : Valses nobles et sentimentales
Maurice Ravel : Gaspard de la nuit
Maurice Ravel : Sonatine
Maurice Ravel : La Valse

« La réalisation de la pièce par Descharmes et sa performance, mêlant avec assurance risque et contrôle, révèlent de manière impressionnante quels pouvoirs peuvent être libérés dans la version pour piano de La Valse – mais aussi comment l’obsession et la tragédie imprègnent la musique de Ravel et s’exigent l’une l’autre. »

Romain Descharmes(piano)

© 2008 claudio records

Johannes Brahms : Sonate n°3 op.5
Johannes Brahms : Klavierstücke op.118

« Claudio Records semble tenir ici le début d’une série prometteuse, tant ce CD exceptionnellement satisfaisant est présenté comme le premier volume des œuvres pour piano de Brahms. Romain Descharmes n’a pas encore trente ans et a déjà remporté plusieurs prix de concours prestigieux, dont le concours AXA en 2006, ce qui l’a vraisemblablement aidé à s’attirer les louanges de la critique à New York et à Londres, ainsi qu’en Chine et au Japon.

Ce que cet enregistrement démontre toutefois, c’est un artiste qui a su acquérir une technique parfaitement disciplinée pour la mettre au service d’une véritable musicalité. Pour ces deux œuvres — la première étant une sonate de jeunesse mais déjà mûrement réfléchie, écrite dans la tonalité exigeante de fa mineur, et la seconde, un recueil de six pièces à l’individualité trompeuse comprenant quatre Intermezzi entourant une Ballade évocatrice et une Romanze expressive — sont de véritables joyaux.

Avec ses six Klavierstücke, le compositeur savait qu’elles gagneraient toutes à être appréhendées comme un ensemble complet, bien qu’elles soient capables d’exister séparément de temps à autre, ou même occasionnellement en nouvelle compagnie. Descharmes comprend que beaucoup de ses auditeurs connaissent et aiment cette musique ; il sait également que ce qu’il a retiré de leur étude lui a apporté de nouvelles facettes d’interprétation de l’écriture de Brahms qu’il ressent le besoin de partager. C’est précisément ce qu’il a accompli, et ce que Claudio a brillamment immortalisé sur disque. »

trio talweg
Romain Descharmes
(piano) – Sébastien Surel (violon)
Eric-Maria Couturier (violoncelle)

© 2018 NoMad Music

Joaquin Turina: Circulo op. 91
Maurice Ravel : Trio en la mineur M 67
Tomas Gubitch : 3 moments

Turina, Ravel et Gubitsch. Trois univers, trois compositeurs intimement reliés par l’esprit du voyage, des folklores croisés, de la gourmandise harmonique et rythmique, de l’explosion des couleurs.

C’est ce qu’a voulu mettre en scène le Trio Talweg à travers cet album cosmopolite et singulier, à leur image…

trio talweg
Romain Descharmes
(piano) – Sébastien Surel (violon)
Eric-Maria Couturier (violoncelle)

© 2021 NoMad Music

Franz Schubert : Trio en si bémol majeur, D.898
Franz Schubert : Notturno D.897

Après un premier opus salué par la critique, le Trio Talweg nous revient avec un album intégralement dédié à Schubert. Compositeur prolifique et génie mélodiste parti trop tôt, il laisse au répertoire du trio avec piano quelques-unes de ses œuvres majeures. Le Trio en si bémol majeur, D.898, au caractère impétueux, et le Notturno D.897, merveille de rêverie, sont ici réunis aux côtés du lied Auf dem Strom, transcrit par les Talweg.

« L’inquiétude propre au musicien n’échappe pas à nos solistes qui signent une version ardente et contrastée de ce premier chapitre du Trio D.898. […] Le plaisir est grand à découvrir cette captation réalisée à l’Arsenal de Metz – bravo ! »

Anaclase

« Voici des œuvres de la maturité que Schubert composa peu avant de disparaître, qui s’inscrivent dans le droit fil du chemin tracé par Beethoven ; l’admirable trio pour piano et cordes, plein d’allant voire de fougue même, finement distillé par le Trio Talweg qui a vu le jour en 2004 et qui a trouvé toute sa place parmi les meilleurs chambristes de notre temps. [Dans le Notturno D.897] les notes piquées du piano contrastent avec les langoureuses mélodies exaltées tout en douceur par les cordes. Chefs d’œuvre que ces pages que le Trio Talweg met remarquablement en valeur, dans l’esprit des « Schubertiades » viennoises. »

Philippe Gut – Operamusiclassic

Romain Descharmes (piano) – Pierre Fouchenneret (violon)

© 2016 Little Tribeca

Coffret 3 CD

Ecrites pour les 9 premières sur une période de seulement sept années, entre 1798 et 1803 (la 10ème elle sera écrite plus tard en 1812), elles illustrent parfaitement le parcours vers la maturité artistique du compositeur, depuis l’influence de Mozart et Haydn des trois premières sonates vers un langage plus complexe et si moderne dont la sonate « à Kreutzer » donne un exemple parfait. Pierre Fouchenneret, un des plus remarquables représentants de la jeune génération violonistique, chambriste salué par de nombreuses distinctions et prix internationaux, affronte le défi d’enregistrer ce cycle majeur en trois concerts aux côtés du pianiste Romain Descharmes , « merveille de classe et de pureté » comme le décrit si justement Christian Merlin. Par leur vision rafraîchissante, profonde et juste de ces oeuvres, passant tour à tour de la fougue à l’extrême poésie sans jamais perdre de vue le nécessaire classicisme du style, ils nous emmènent dans un voyage au sommet « sans escale » au coeur de l’univers beethovénien, aux portes du romantisme. Magique !

Romain Descharmes (piano) – Pierre Fouchenneret (violon)

© 2019 Artie's Records

Béla Bartók : Sonate n°2 Sz 76
Zdenek Fibich : Poème op.41 n°4

« Bohème », c’est la liberté, l’insouciance, un voyage sans but dans l’Europe de l’est bucolique, imprégnée d’une histoire forte et tourmentée. Kodaly, Bach et Bartok, ont tous trois réussi, en partant d’une musique simple et populaire, à la rendre extrêmement complexe en traitant sa forme avec génie. La difficulté de l’interprète réside alors dans la restitution de la simplicité originelle de ces musiques, les rendre intelligibles et expressives.

Romain Descharmes (piano) – Sarah Nemtanu (violon)

© 2023 Alpha Classics

George Enescu : Impromptu concertant
Claude Debussy : Sonate L. 140
Eugène Ysaÿe : Rêve d’enfant
George Enescu : Impressions d’enfance op.28
Maurice Ravel : Sonate n°2 M. 77
Nino Rota: Improvviso

Romain Descharmes et Sarah Nematnu présentent un voyage très personnel : les Impressions d’enfancede George Enesco, son virevoltant Impromptu concertant, les célèbres sonates de Ravel et de Debussy forment ce programme, complété par les harmonies féériques de Rêve d’enfant d’Ysaÿe et enfin Improvviso « Un diavolo sentimentale » de Nino Rota, comme un « rêve de construire un chapiteau géant qui envelopperait toutes les malices, les joies, les peurs, les rêves, les souvenirs naïfs. Bref, les plus belles impressions de nos enfances… »

Romain Descharmes (piano) – Mayuko Yasuda (soprano)

© 2019 Artie's Records

Mélodies de Georges Bizet, Ernest Chausson, Reynaldo Hahn, Claude Debussy, Gabriel Fauré, Yoshinao Nakada, Josef Szulc, Kōsaku Yamada, Leo Delibes, Makiko Kinoshita

Cette suite d’estampes est le reflet d’un voyage fait de moments suspendus. Une sorte d’hymne à la nature avec ses ambiances, ses parfums, ses êtres vivants et tout l’amour et la sensualité qui en découlent. Ainsi, la coccinelle et les papillons répondent au colibri et au rossignol flûté dans l’ivresse printanière et la douceur du clair de lune, tandis que l’étrange Rondel chinois de Debussy trouve sa place parmi les bambous et les allées de cerisiers japonais. Le cycle de mélodies de Makiko Kinoshita, inconnu en France, est une vraie découverte. Loin des clichés entourant la musique japonaise, ces pages nous plongent dans un univers onirique dont la sensualité donne une couleur toute particulière à ces estampes amoureuses.

Romain Descharmes(piano) – Déborah Nemtanu(violon)
Florent Pujuila (clarinette) – Yovan Markovitch (violoncelle)

© 2009 Saphir Production

Johannes Brahms : Trio op.114
Béla Bartók : Contrastes Sz 111
Aram Khatchaturian : Trio

Trois trios, trois langages, un siècle de musique de chambre. Du Trio op. 114 de Brahms, écrit en 1891 pour clarinette, violoncelle et piano dans une veine mélancolique et recueillie, aux Contrastes de Bartók, traversés de rythmes folkloriques hongrois et bulgares, jusqu’au Trio de jeunesse de Khatchatourian, généreux et coloré — ce programme dessine un parcours cohérent au fil de la clarinette.
Romain Descharmes, Déborah Nemtanu, Florent Pujuila et Yovan Markovitch réunissent leurs sensibilités au service de ces pages exigeantes et lumineuses.

Mosalini Teruggi Cuarteto

© 2014 Little Tribeca

Compositions et arrangements de Leonardo Teruggi et Juanjo Mosalini
Romain Descharmes, piano
Sébastien Surel, violon
Juanjo Mosalini, bandonéon
Leonardo Teruggi, contrebasse

Chaque nouvelle génération est bien sûr tentée de se situer – que ce soit en rupture ou en prolongation – par rapport à ses pères. Nous manquons sûrement du recul et de la lucidité nécessaires pour l’appréhender dans toute son ampleur, mais nous sommes les témoins curieux et les acteurs volontaires d’un nouveau cycle, musiciens engagés à une époque complexe, riche d’une germination incroyable que l’on constatera de façon surprenante dans vingt ans. Car c’est maintenant que se forgent les pensées et les idées musicales de cette ère étrange et imprévisible qui nous attend. C’est le Tango d’Aujourd’hui. Tango Hoy.

Juanjo Mosalini et Leonardo Teruggi incarnent cette quête. Formés auprès de grands maîtres, dépositaires de cet immense héritage vivant, ils sont eux-mêmes les acteurs reconnus de l’avant-garde européenne du tango, porteurs d’une double culture, de deux hémisphères, pile et face d’une même curiosité et d’une même exigence musicale. Le tango est leur langue maternelle, la voie qu’ils explorent et qu’ils écrivent chaque jour.

Dans la tradition de relecture des classiques du répertoire, leurs arrangements sont de vraies recompositions, des prismes où les échos du passé deviennent matière sonore d’un présent réinventé. Quant à leurs créations originales, elles ouvrent sur un nouvel univers où s’élargissent les concepts de rythme, d’articulations, de textures et de forme, car ces deux artistes utilisent toutes les ressources d’écriture et d’interprétation qui créent leur propre empreinte musicale.

Mosalini Teruggi Cuarteto

© 2017 Little Tribeca

Compositions de Leonardo Teruggi et Juanjo Mosalini
Romain Descharmes, piano
Sébastien Surel, violon
Juanjo Mosalini, bandonéon
Leonardo Teruggi, contrebasse

Nous composons la musique qui nous ressemble : un souffle évident qui découle de notre double culture à la croisée du tango et de la musique de chambre -esprit français et âme argentine.

Deux créateurs, deux esthétiques, deux sensibilités et deux imaginaires différents qui s’éclairent, s’alimentent mutuellement dans un répertoire totalement original, flamboyant et intime à la fois.

Nos complices Sébastien Surel et Romain Descharmes nous mettent au défi d’écrire une musique à leur honneur et à leur hauteur, qu’ils subliment et nourrissent de leur art. Le groupe devient ainsi une incroyable machine de création permanente, en témoigne notre deuxième répertoire en trois ans qui, après « Tango hoy » en 2014, pousse encore plus loin la recherche d’un monde sonore et esthétique propre.

Avec ce deuxième disque « Chamuyo » nous cherchons un équilibre délicat entre des compositions virtuoses et un dépouillement expressif total, avec des pièces comme Era de esperaret Candombe blanco, composées sur des rythmes sud-américains revisités, des pièces plus expérimentales qui explorent des matières sonores et des accentuations nouvelles comme Cuentos graveset Chamuyo, des pièces éthérées comme Mar y Solet 777, deux trios (Nada casi et Milonga del eco – dédié à Astor Piazzolla) qui éclairent par absence des équilibres plus intimes, ou une pièce pour violon seul qui dessine une ligne silencieuse.

La stérile frontière entre le populaire et le savant s’efface devant l’exigence, la finesse et la force d’une musique au plus haut niveau, avec un groupe issu de la puissante rencontre de deux musiciens français parmi les chambristes les plus recherchés avec deux des musiciens de tango les plus en vue d’Europe pour faire place à un projet unique en son genre, qui fait éclater les étiquettes et le tango de toujours pour ouvrir un imaginaire enfin renouvelé.

Romain
Descharmes

Pianiste

et aussi